Un blog pour se remuer les neurones et se secouer les fesses !
Un blog pour encourager tous ceux qui n'ont pas envie de se laisser aller avec non-garantie de succès, ni pour eux, ni pour moi-même. ;-)
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vendredi 1 mai 2020
lundi 13 avril 2020
PRIÈRE DE PARDON AUX PANGOLINS, CAMILLE DE BELLEVILLE, FRANCE.
mardi 5 décembre 2017
POEME : LA PROSE DE L'AFFAMEE.
La Prose de l’Affamée.
À chaque fois que je mange une pizza,
J’ai l’impression de me muter en tortue Ninja.
À chaque fois que je mange une pizza,
J’ai l’impression de me muter en tortue Ninja.
À chaque fois que je mange des carbonaras,
J’ai l’impression d’avoir des lardons dans le bidon
Qui se taillent le bout de gras.
À chaque fois que je mange un kebab,
Je vois mon mektoub épique transformé en conglomérat de graisses colorées, affables,
Au bout d’une pique, tranché au sabre,
Telle la tête de Saint Jean-Baptiste servie sur un tas de frites, sauce samouraï.
À chaque fois que je mange des sushis,
Je me réduis en vomi de bouillie de riz humaine, hommelette sans défense, sans avocat.
Hamburger < Château construit sur un marécage / Étymologie très intéressante d’un point de vue métaphorique mais sans aucun rapport gastronomique / Et ta sœur à Hambourg, elle... ? / Calembour -gras, encore- qui écœure /Etc.
Trop de fatigue nuit à l’inspiration culinaire.
Trop de travail nuit à l’imaginaire.
L’estomac vide dénué d’envie particulière
Dénude l’imagination dans une autre sphère.
Je rêve d’un mari ex-violoncelliste et star du X
Reconverti pour raison économique en cuistot altruiste
Pour moi aux p’tits oignons, cela va de soi ! Rhô...
Dois-je le chercher noir ébène et en Libye ? Do
Ré Mi Fa Sol La Si-tude, Sol-itude, moderato cantabile crescendo
D’un ventre vide émane ce chant-soliloque tragique.
De combler la vacuité, la faim justifie les moyens comiques.
En mon fort intestin grêle, un vers solitaire insatiable,
Qui, à défaut de nourritures terrestres valables
Digère des gros maux en mots, en vers mi-sel,
En vers mi-beaux, en vers mi-sots.
Du Syndrome de Don Quijote
Au Syndrome du côlon irritable
Il n’y a qu’un pas qui trébuche, un pet qui s’envole, un son qui rote.
« Pas la peine de se mettre la rate au court bouillon.
Inutile de se faire de la bile », dit Sybille, « Allons bon,
Halte à la mélancolie débile », me répète-t-elle, « Fi ! ».
Nostalgie présente néant-moins de feux mes poteaux
Et potesses avec qui je partageais le Sel de la vie,
Nécessité lasse d’un compagnon, d’un alter ego,
Pour aspirer à deux la substantifique moelle
Ne pas faire de vieux os comme ça,
Ne pas faire long feu ainsi,
J'ai trop mariné et j’ai le mal de mer
Transie de tiédeur à force de nager dans le désert
D’une choucroute sans garniture,
Même réchauffée mille fois, sans cœur,
Sans épices salvatrices, j’ai perdu ma saveur
Penser à se faire la malle sans fioritures
Avant que les braises qui rougeoient
Ne s’éteignent dans un futur sans rime.
Paris, le 5 décembre 2017, 1h44 (en cours d'amendement).
J’ai l’impression d’avoir des lardons dans le bidon
Qui se taillent le bout de gras.
À chaque fois que je mange un kebab,
Je vois mon mektoub épique transformé en conglomérat de graisses colorées, affables,
Au bout d’une pique, tranché au sabre,
Telle la tête de Saint Jean-Baptiste servie sur un tas de frites, sauce samouraï.
À chaque fois que je mange des sushis,
Je me réduis en vomi de bouillie de riz humaine, hommelette sans défense, sans avocat.
Hamburger < Château construit sur un marécage / Étymologie très intéressante d’un point de vue métaphorique mais sans aucun rapport gastronomique / Et ta sœur à Hambourg, elle... ? / Calembour -gras, encore- qui écœure /Etc.
Trop de fatigue nuit à l’inspiration culinaire.
Trop de travail nuit à l’imaginaire.
L’estomac vide dénué d’envie particulière
Dénude l’imagination dans une autre sphère.
Je rêve d’un mari ex-violoncelliste et star du X
Reconverti pour raison économique en cuistot altruiste
Pour moi aux p’tits oignons, cela va de soi ! Rhô...
Dois-je le chercher noir ébène et en Libye ? Do
Ré Mi Fa Sol La Si-tude, Sol-itude, moderato cantabile crescendo
D’un ventre vide émane ce chant-soliloque tragique.
De combler la vacuité, la faim justifie les moyens comiques.
En mon fort intestin grêle, un vers solitaire insatiable,
Qui, à défaut de nourritures terrestres valables
Digère des gros maux en mots, en vers mi-sel,
En vers mi-beaux, en vers mi-sots.
Du Syndrome de Don Quijote
Au Syndrome du côlon irritable
Il n’y a qu’un pas qui trébuche, un pet qui s’envole, un son qui rote.
« Pas la peine de se mettre la rate au court bouillon.
Inutile de se faire de la bile », dit Sybille, « Allons bon,
Halte à la mélancolie débile », me répète-t-elle, « Fi ! ».
Nostalgie présente néant-moins de feux mes poteaux
Et potesses avec qui je partageais le Sel de la vie,
Nécessité lasse d’un compagnon, d’un alter ego,
Pour aspirer à deux la substantifique moelle
Ne pas faire de vieux os comme ça,
Ne pas faire long feu ainsi,
J'ai trop mariné et j’ai le mal de mer
Transie de tiédeur à force de nager dans le désert
D’une choucroute sans garniture,
Même réchauffée mille fois, sans cœur,
Sans épices salvatrices, j’ai perdu ma saveur
Penser à se faire la malle sans fioritures
Avant que les braises qui rougeoient
Ne s’éteignent dans un futur sans rime.
Paris, le 5 décembre 2017, 1h44 (en cours d'amendement).
mardi 29 octobre 2013
POEME : L'OR HUMAIN.
On m'a demandé : Étrangère,
Qu'es-tu venue chercher dans ce pays
Où la femme ordinaire est couverte de la tête aux pieds,
Qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid ;
Où les enfants pauvres travaillent beaucoup mais ne rêvent pas ou plus ;
Où les enfants riches rêvent beaucoup mais ne travaillent pas ;
Où les hommes violent ton âme à cause d'un bras nu ;
Où les gens ne sont pas convaincus que deux et deux fassent quatre,
Mais que si Dieu le veut, inch'Allah, qu'il en soit ainsi et Al hamdoulillah !
Où des chats par centaines, le poil et les yeux malades,
Se nourrissent des déchets jetés dans la rue ;
Où le bruit incessant des klaxons t'obstrue les tympans ;
Où prendre un taxi est quasiment une tentative de suicide ;
Où la poussière obscurcit ta maison, tes pieds et ta vue ;
Où la liberté de penser par soi-même est une triste inconnue ?
J'ai répondu : Frère,
Je suis venue chercher dans ton pays des trésors humains.
Je suis venue chercher des frères et des sœurs
De pensées et de cœur,
Pour démontrer par l'expérience de l'Amitié,
Que ni la nationalité, ni la culture, ni la couleur,
Ni la religion n'ont une quelconque importance.
Je suis venue chercher des preuves humaines
Que l'humanité avait bel et bien un sens
Et qu'il était grand et beau ;
Je suis venue chercher des cadeaux de chair et de sang,
Dont je ne connais encore ni la forme ni le nom,
Mais dont j'ai toujours connu le fond.
Je suis venue rencontrer des êtres rares et chers,
Dont l'Âme n'est pas à vendre ;
Certes disséminés mais présents
Au milieu de cette masse informe et absurde de moutons
Bêlant involontairement jour et nuit.
Diplômés ou non ; riches ou pauvres.
Ils sèment sans doute l'humanité avec plus de difficulté,
Mais ils sont là, tout à fait là, je les sens.
L'intelligence du cœur est internationale
Et n'offre pas de diplômes de certification
Autres que ceux de la Vie.
Ceux que je recherche n'aiment pas le bruit,
Épris de liberté, de justice, d'amour, de musique et de poésie,
Ils sont souvent prisonniers par le carcan de leur gouvernement
Ou bien de leurs croyances et leurs traditions.
Je suis venue chercher l'Or humain dans ton pays
Que tu peux nommer à ta guise Humanité.
Malheureusement je suis parfois confrontée
À mes propres faiblesses :
Mon manque de patience et ma propre intolérance
M'empêchent parfois de le trouver plus facilement.
Que cela ne tienne. J'y travaillerai moi-même.
Je ne repartirai pas sans l'avoir trouvé.
Et crois-moi, Allah n'aura rien à voir là-dedans.
Le Caire, mardi 29 octobre 2013, 23h35.
mercredi 6 mars 2013
POEME : LA VIE EST AILLEURS.
La vie est ailleurs et j'ai cru qu'elle était située
Dans l'un de ces pays de l'Atlas mille fois contemplé.
Et j'ai voyagé.
Mais l'exilé le sait,
L'expatrié le sait,
L'herbe n'est jamais plus verte ailleurs :
La liberté est ici un espoir.
La liberté est là-bas une illusion.
La liberté n'existe pas.
La vie est ailleurs et j'ai cru qu'elle était située
Entre mes cuisses et les tiennes,
Entre mon cœur et le tien,
Entre toi et moi.
Et j'ai aimé.
Mais je m'étais trompée :
L'amour était chez moi un espoir.
L'amour était chez toi une illusion.
L'amour n'existe pas.
La vie est ailleurs et j'ai cru qu'elle était située
Dans une synagogue, une église, une mosquée,
Entre une entité supérieure et moi,
Entre notre créateur et moi.
Et j'ai prié.
Mais je m'étais trompée :
Dieu est chez les croyants un espoir.
Dieu est chez les athées une illusion.
Dieu n'existe pas.
Alors j'ai compris que la vie était ailleurs,
Ni dans un quelconque lieu physique,
Ni dans aucun amour éternel et sacré,
Si ce n'est dans des moments de grâce, ces instants divins,
Où l'on aime quelqu'un profondément,
Où l'on aime sans peur du lendemain,
Et puisque le Temps m'a volé la beauté de ton sourire,
L'éclat de ton rire et l'étincelle de tes yeux,
Je sais à travers mes souvenirs que tout ce qui n'existe pas,
Existait bien.
La vie est ici et maintenant.
Paris, mercredi 6 mars 2013, 23h48./mercredi 25 janvier 2017, 00h09.
jeudi 29 avril 2010
Le Portrait de Y.
Aujourd'hui, j'ai concrétisé une pulsion qui me trottait dans les veines depuis un certain temps : j'ai fait le portrait au pastel de Y. à partir de sa photo que j'adore, piquée sur son MySpace parce qu'il ne m'a pas envoyé la bonne photo au bon format.
Je ne prétends pas être une artiste, donc c'est un portrait raté et bâclé (le but étant chez moi d'assouvir ma pulsion, donc d'achever aussi vite que j'ai commencé), mais je l'ai fait : je prétends faire.
Il n'est en rien ressemblant à la photo originale qui m'a servi de modèle (où il est beaucoup plus beau, je précise) et je suis triste d'être dépourvue de talent, mais c'est ainsi.
Afin de ne pas moi-même me méprendre quand j'aurai la maladie d'Alzeihmer (et dieu sait que je déforme TOUT, tous mes souvenirs depuis que j'ai à peu près 28 ans...) : je ne l'ai pas fait parce que j'étais amoureuse de lui.
Je l'ai fait parce que j'avais besoin d'exorciser ma peine à avoir le cœur vide, à ne plus aimer personne et à ne plus être aimée de personne.
La dernière fois que j'ai dessiné un portrait, ce n'était pas celui d'un plan cul dont j'ai senti une âme singulièrement belle, mais celle d'un homme que j'aimais et qui m'aimait, et ce n'était pas à partir d'une photo volée sur un MySpace, c'était à partir de la vraie vie, lui en train de dormir devant moi, à la Réunion.
J'avais fait ce portrait avec tout mon amour.
Celui-ci, je ne l'ai pas fait avec amour, je l'ai fait avec tristesse de ne plus avoir cette chance d'aimer et d'être aimée. Je l'ai fait par frustration, donc de ne rien ressentir de tel.
Je l'ai fait aussi parce que je le trouvais très beau, pas seulement "beau" au sens physique, mais beau dans le sens où j'ai vu sa sensibilité s'exprimer à travers certaines expressions de son visage, et que cette sensibilité m'a -beaucoup- touchée.
Ce n'est pas facile à expliquer avec des mots aussi réducteurs que "beau" et "belle". C'est difficile d'échapper au discours mièvre. C'est objectivement de l'ordre de la sensation subjective que moi je trouve objective.
Je n'ai pas été amoureuse d'une âme que je ne connaissais pas.
J'ai désiré mieux connaître une âme, c'est différent.
Ce n'est pas de l'amour, merde (je dis ça car de nombreuses personnes ont du mal à se sortir de la collection Harlequin dans leurs schémas mentaux).
C'est du désir, du désir spirituel au-delà du désir physique.
Hélas, ce n'était pas réciproque. Mon âme a pris un râteau.
C'est dur d'être touché par quelqu'un alors que ce n'est pas du tout réciproque.
J'ai écrit une lettre datée d'aujourd'hui en me promettant à moi-même de lui envoyer ce portrait lorsque je serai enfin amoureuse de quelqu'un qui le sera de moi aussi de façon réciproque, bref, lorsque j'aurai enfin ce bonheur, cette chance, de revivre l'Amour. Le vrai, le beau.
Une histoire de cul révèle toujours que rien ne vaut une histoire d'Amour.
Si j'avais voulu dramatiser j'aurais dit :
Une sordide histoire de cul révèle toujours que rien ne vaut une belle histoire d'Amour.
Que préférez-vous ?
*Avec du recul sur toutes les bêtises plus grosses que moi que je lui ai dites et que je me suis dites à moi-même pour m'auto-convaincre que je ne l'étais pas, j'étais tout bêtement amoureuse... mais je ne voulais tellement PAS l'être, que je l'ai dénié furieusement de façon absurde.
Je le savais mais je n'en avais pas conscience...
J'avais demandé pardon, mais le mal avait été fait. Bête et méchante, je ne l'ai jamais autant été de ma vie envers un être humain.
De seconde chance, il n'y en aura pas eu comme je l'aurais voulu et je ne m'étais pas franchement améliorée non plus. Je n'ai eu que ce je méritais.
Notre relation physique aura duré du 25 décembre 2009 au 22 juillet 2010 (six mois), et aura officiellement fini début octobre.
Je n'ai jamais autant excellé dans la contre-communication verbale de toute ma vie : dire tout l'inverse de ce que l'on a dans le cœur. Je ne me connaissais pas cette aptitude, mais je suis très forte à ce jeu.
Je ne m'en vante pas : c'est une des compétences les plus nulles que je n'ai jamais eues.
samedi 20 février 2010
THE FIREMAN (or why I smoke)
Bon, je n'ai pas créé les paroles, parce qu'elles datent de 2003, mais le samedi 20 février 2010, j'ai trouvé la mélodie, en pleine solitude romantique dans le jardin de la Maison d'Asie du Sud-Est, pleine de mélancolie et de nostalgie de mon passé face à mon présent de merde, si vide de beauté et/ou de folie, donc de sens.
Et maintenant j'ai envie d'un guitariste acoustique pour les couplets. Et d'un violoncelle. Et d'un violon. Pour le refrain. Et d'un guitariste électrique et d'un groupe de rock en fait pour le final. Et je rêve parce que personne ne répond à mes annonces désespérées. Sauf mon père, évidemment qui a changé toutes les paroles et tout refait à sa sauce, qui a fait SA chanson, quoi.
The Fireman
(or why I smoke)
I should breathe
For actions and love I make,
Fuck I know,
But as nothing is perfect
These are only dreams and projects
In smoke I myself blow. Oh, oh ; oh.
“Smoking kills”
Is part of the packaging
But it’s written nowhere
On human being’s skin
That “Loving him kills” Oh, oh ; oh.
God is not crazy he didn’t dare...
Reproduction was his only fucking goal
That’s why there are so many babies,
And so many dead souls
CHORUS
But I’m still looking
For the fireman
The magic man, the fireman
I’m looking
-Maybe loosing myself-
But I’m still looking
For the fireman
The magic man, the fireman
I’m looking
-Maybe loosing myself-
Yeah, I’m loving a stranger
Who says he loves me
But who doesn’t even know me
And more over, doesn’t care
His love is so empty
That makes me crazy
And leaves me in a bloody
Sad mute… anger
He says he loves me,
But this guy, as so many,
Loves only “Love”
Nothing under, nothing above.
CHORUS
But I’m still looking
For the fireman
The magic man, the fireman
I’m looking
-Maybe loosing myself-
And me, so aware, so clever, I wonder
Why don’t I leave him ? Oh,
Because I love his eyebrows...
Curtains of his evil eyes’sexy shows
His fucking eyebrows are my cat’s eyes rainbows
His bloody eyebrows are my heart’s human cause...
Then I ask you brother and you, my sister :
Is love always as stupid as a cow?
Does anyone know? Oh, Oh ; Oh.
CHORUS
But I’m still looking
For the fireman
The magic man, the fireman
I’m looking
-Maybe loosing myself-
But he won’t manage
To break my wings
No, he won’t manage
As long as I am looking
For the fireman
The magic man, the fireman
Who will water me
And all my sorrow
Who will water me
And let me grow.
And while I’m waiting, it seems
That all the fire of my dreams
Is deeply and freely in the smoke…
I blow.
Oslo (2003), Correction à Paris 4 mars 2005, 23h05
Paroles dédiées à Aurélien M.
Mélodie dédiée à Yossef E.
(parce que trouvée le samedi 20 février 2010, jour où ce mec que je ne connais même pas m'énerve sur MSN et préfère boire et faire une sieste chez lui plutôt que de visiter la Cité Universitaire avec moi...).
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