Un blog pour se remuer les neurones et se secouer les fesses !
Un blog pour encourager tous ceux qui n'ont pas envie de se laisser aller avec non-garantie de succès, ni pour eux, ni pour moi-même. ;-)

dimanche 3 septembre 2017

LE VOYAGEUR IMPRUDENT, BARJAVEL, Editions Denoël, Paris, 1958.

 Couverture

Résumé : Pierre Saint-Menoux est un professeur agrégé de mathématiques au lycée Philippe-Auguste, devenu caporal, "responsable de 17 conducteurs de la compagnie des mitrailleuses, de leurs chevaux et de leurs voitures" lors de la seconde guerre.  Il rencontre un savant, Noë Essaillon et sa fille, Annette.Le savant lui propose de voyager à travers le temps grâce à un scaphandre, des gants et une machine programmable.Il découvre le monde futur et ses hommes nouveaux : ils se sont transformés physiquement selon la tache à accomplir dans leur société. "Pas de sexe, pas d'estomac", p. 140. Ils se reproduisent différemment également. Certains mangent, d'autres digèrent.

Tout se passe bien, le temps passe jusqu'à ce que Saint-Menoux soit obsédé par une question plus que son mariage avec Annette : si l'on tue quelqu'un, les grandes choses sont-elles accomplies ?
Il commettra donc une imprudence qui expliquera le titre du roman.

Avis : Je n'ai pas été emportée par la lecture. Le style est carrément ennuyeux au début et un plus intéressant au milieu et à la fin, à l'image de Saint-Menoux lui-même mais aussi de son amour pour Annette. En effet, il est obsédé au début par sa beauté charnelle. A la fin, au moment de l'épouser, il s'ennuie profondément...Pourtant cette jeune femme a été formée intellectuellement par son père, prend une initiative typiquement féminine pour sauver son homme du pétrin et c'est quand même elle, le personnage secondaire ornemental. On peut la compter sans aucun doute dans la liste des femmes qui auraient mérité un destin littéraire plus glorieux. Le seul intérêt du livre est la société imaginée par Barjavel dans le futur en l'an 100 000. Apparence(s) physique(s) de l'homme futur : p. 139-150. Langue nouvelle (p. 118). Société nouvelle (p.164-171).

Verdict : la lecture de ce livre n'est pas indispensable à l'existence. On peut mourir sans l'avoir lu. J'ai néanmoins apprécié certains passages (mais qui n'ont pas révolutionné ma pensée).

Citations : (incomplet car la flemme)
"En réalité, je ne crois pas qu'un homme, en possession de mes pilules, si égoïste, si déterminé fut-il, pourrait s'en servir librement. Il trouverait toujours un amour ou une haine pour l'enchaîner", p.36.

"Son regard avait glissé sur moi avec une indifférence minérale", p. 138.

"Quelle différence profonde existe-t-il entre la ronde des petits mâles autour de la reine, et le quadrille que les hommes de notre siècle dansent avec les femmes nos contemporaines ? La nécessité puissante de la reproduction les meut comme des pantins. Ils se croient libres, chantent l'amour, et les yeux et l'âme de leur bien-aimée. Et la loi de l'espèce les mène par le bout du sexe. Tristan, Roméo sont de simples porte-graine. Ils ont pour mission de la déposer dans le terrain qui l'attend et qui est toujours le même, qu'il se nomme Iseult ou Juliette. Le reste est littérature", p. 210.  

"A force de bonté, de patience et d'amour, il est sans doute possible de sortir un homme, une femme du marais d'ennui et de souffrance dans lequel nous pataugeons tous", p.277.

"La lune éclaire la rue vide. Un petit tourbillon de vent monte les trois marches et jette sur ses pieds nus une feuille morte", p. 311 : c'est la chute du roman, très poétique, style haïku japonais.

Lexique :

Catarrheux (sergent), p.12 : "sujet aux catarrhes" < catarrhe : Inflammation et hypersécrétion des muqueuses, particulièrement des voies respiratoires. Gros rhume.

"Comme chiens en Seine"
, p. 96 : ? "Des seins énormes flottaient comme chiens en Seine".

Chlorotique (ampoule), p.100 < Chlorose : pâle. 
Anémie caractérisée notamment par la pâleur verdâtre des téguments et frappant particulièrement les jeunes filles
BOT. Maladie de carence provoquant notamment la décoloration des feuilles. Chlorose calcaire; chlorose de la vigne;

Vibrion (mouche), p.127 :
- Microorganisme mobile en forme de bâtonnet recourbé en virgule
- Vieilli ou littér. Personne sans mérite, sans valeur
- Fam. Personne agitée. 

Aloi (mauvais), p.135 : qualité.  

Olifant (nez en), p. 151 : en ivoire ?  Par synecdoque de olifant «éléphant» ca 1165 (Benoît de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 7897), forme plus pop. en a. fr. que éléphant*, empr. au lat. elephantus, gr. ε ̓ λ ε ́ φ α ς, -α ν τ ο ς qui connaissent également le sens de «ivoire».

Homoncule, p. 176 ou homuncule : Être vivant de très petite taille, aux pouvoirs néfastes et surnaturels que les alchimistes du moyen âge prétendaient pouvoir créer :
Péj. Petit homme contrefait
C. − Au fig. Expression caricaturale et amoindrie de l'homme

Urémie, 217 : Syndrome dû à l'intoxication causée par la rétention dans l'organisme, en particulier dans le sang, des produits azotés normalement éliminés par les urines et consécutif à une affection rénale chronique. Synon. azotémie, hyperazotémie

Phaéton, p. 254 : conducteur d'attelage.
Du nom de Phaeton, gr. Φ α ε ́ θ ω ν proprement «brillant» (épithète d'Hélios, le soleil), nom d'un personnage mythologique qui s'empara du char d'Hélios, mais manquant d'expérience ne sut maîtriser les chevaux; le char menaçant d'embraser le ciel et la terre, Zeus le foudroya et le précipita aux Enfers (Ovide, Métamorphoses, VI; Virgile, Eneide, 5, 105

Falot, p. 289 : lanterne portative.
Fascine, p. 298 :
Assemblage de menu bois, de branchages

Déparler, p. 304 : Région. Parler inconsidérément; dire n'importe quoi
S'arrêter de parler : employé à la forme négative. Je n'ai pas déparlé : cessé de parler.

vendredi 28 juillet 2017

28 JUILLET 2017 : HIROSHIMA MON AMOUR DE MARGUERITE DURAS, 1959.




Ci-dessous, j'ai mis en premier l'extrait canonique de Hiroshima mon amour, lu pour la première fois dans le livret de 3ème du CNED, en faisant réviser mes élèves de troisième au Kazakhstan, entre 2011 et 2012. Je l'adore.
Je précise que j'ai voulu écrire peu de temps après ma rupture avec Aurélien en 2007-2008 à propos de la douleur d'avoir aimé un être, de ne plus aimer cet être et de ne pas comprendre que l'on pouvait y survivre sans y ôter du sens. 
Cette douleur de l'incompréhension totale, je l'ai comparée à une implosion et à Hiroshima (je ne connais rien au fonctionnement d'une bombe nucléaire) SANS JAMAIS AVOIR LU HIROSHIMA MON AMOUR DE DURAS. 
Mon deuil aura duré cinq ans : j'ai mis cinq longues années à ne "plus imploser", à ne plus mourir d'incompréhension face à l'oubli inéluctable de l'amour et du chagrin d'amour qui en découle.

Le cinéaste Alain Resnais confie à Marguerite Duras le soin de rédiger le scénario du film Hiroshima mon amour. En 1957, une jeune femme française, venue tourner un film pacifiste rencontre un Japonais et ce nouvel amour ravive douloureusement le souvenir d’un soldat allemand aimé et perdu pendant la guerre. L’image des deux amants se mêle à celle des horreurs laissées par la bombe tombée le 6 Août 1945 sur Hiroshima.

ELLE. — J'ai vu les actualités. Le deuxième jour, dit l'Histoire, je ne l'ai pas inventé, dès le deuxième jour, des espèces animales précises ont ressurgi des profondeurs de la terre et des cendres. Des chiens ont été photographiés. Pour toujours. Je les ai vus. J'ai vu les actualités. Je les ai vues. Du premier jour. Du deuxième jour. Du troisième jour. LUI (il lui coupe la parole). — Tu n'as rien vu. Rien. Chien amputé. Gens, enfants. Plaies. Enfants brûlés hurlant.
ELLE. — ... du quinzième jour aussi. Hiroshima se recouvrit de fleurs. Ce n'étaient partout que bleuets et glaïeuls, et volubilis et belles d'un jour qui renaissaient des cendres avec une extraordinaire vigueur, inconnue jusque-là chez les fleurs.
ELLE. — Je n'ai rien inventé.
LUI. — Tu as tout inventé.
ELLE. — Rien. De même que dans l'amour cette illusion existe, cette illusion de pouvoir ne jamais oublier, de même j'ai eu l'illusion devant Hiroshima que jamais je n'oublierai. De même que dans l'amour. Des pinces chirurgicales s'approchent d'un œil pour l'extraire. Les actualités continuent. ELLE. — J'ai vu aussi les rescapés et ceux qui étaient dans les ventres des femmes de Hiroshima. Un bel enfant se tourne vers nous. Alors nous voyons qu'il est borgne. Une jeune fille brûlée se regarde dans un miroir. Une autre jeune fille aveugle aux mains tordues joue de la cithare. Une femme prie auprès de ses enfants qui meurent. Un homme se meurt de ne plus dormir depuis des années. (Une fois par semaine, on lui amène ses enfants.) 
ELLE. — J'ai vu la patience, l'innocence, la douceur apparente avec lesquelles les survivants provisoires de Hiroshima s'accommodaient d'un sort tellement injuste que l'imagination d'habitude pourtant si féconde, devant eux, se ferme. Toujours on revient à l'étreinte si parfaite des corps. ELLE (bas). — Écoute... Je sais... Je sais tout. Ça a continué.
LUI. — Rien. Tu ne sais rien.

Hiroshima mon amour, A. RESNAIS, l'Avant-Scène (1959)

samedi 8 avril 2017

LA COLONIE PENITENTIAIRE, nouvelle de KAKFKA Frank, Rép. tchèque,






Nature : nouvelle d'une quarantaine de pages (je n'ai pas encore lu les autres nouvelles qui constituent le recueil qui porte le titre de la première). Folio Gallimard n°192.
Année de publication : 1919, en Allemagne. Titre en allemand : Dans la colonie pénitentiaire.
Année de publication en France : 1948, soit 29 ans plus tard.

Résumé : un voyageur est invité dans un pays où un officier lui montre le fonctionnement d'une machine barbare, véritable instrument de torture dont la fonction finale est de tuer tout condamné jugé de façon totalement arbitraire. Cet officier, qui ne semble pas être soutenu par le nouveau Commandant du pays qui a invité notre voyageur, lui demande son avis sur cette machine.
Extrait choisi n°1, p. 27 :
Le voyageur réfléchissait : il est toujours fâcheux d’intervenir de façon décisive dans les affaires d’autrui. Il n’était pas membre de la colonie pénitentiaire, ni citoyen de l’État auquel elle appartenait. S’il prétendait condamner cette exécution, voire la contrecarrer, on pouvait lui dire : « Tu n’es pas d’ici, tais-toi. » Il n’aurait rien eu à répliquer à cela, il n’aurait pu qu’ajouter au contraire qu’en l’occurrence il ne se comprenait pas lui-même, car il ne voyageait que dans l’intention de voir, et non d’aller par exemple modifier l’organisation judiciaire en vigueur chez les autres. Seulement, là, il fallait avouer que les choses se présentaient de façon très tentante. L’iniquité de la procédure et l’inhumanité de l’exécution ne faisaient aucun doute. Nul ne pouvait supposer chez le voyageur quelque intérêt personnel, puisqu’il ne connaissait pas le condamné, qui n’était pas un compatriote, ni un être qui inspirât la moindre pitié. Le voyageur, pour sa part, avait les recommandations de hautes administrations, il avait été accueilli avec une extrême courtoisie et le fait qu’on l’eût convié à cette exécution semblait même suggérer qu’on le priait de porter un jugement sur cette juridiction. Or, c’était d’autant plus vraisemblable qu’il venait d’apprendre sans la moindre ambiguïté que le commandant n’était pas partisan de cette procédure et qu’il adoptait envers l’officier une attitude quasiment hostile.

Extrait choisi n°2, p. 32-34 :
Mais le voyageur se taisait. L’officier le lâcha pour un petit moment ; jambes écartées, les mains sur les hanches, il se tint coi en regardant à terre. Puis il adressa au voyageur un sourire d’encouragement et dit :
– J’étais près de vous, hier, quand le commandant vous a invité. J’ai entendu l’invitation. Je connais le commandant. J’ai tout de suite compris le but qu’il poursuivait en vous invitant. Quoique son pouvoir soit assez grand pour qu’il puisse prendre des mesures contre moi, il n’ose pas encore le faire, mais il entend bien m’exposer à votre jugement, au jugement d’un hôte de marque. Son calcul est minutieux ; c’est le deuxième jour que vous êtes dans l’île, vous n’avez pas connu l’ancien commandant ni ses idées, vous êtes prisonnier de conceptions européennes, peut-être êtes-vous hostile par principe à la peine de mort en général, et en particulier à une méthode mécanique d’exécution comme celle-ci, vous voyez de surcroît cette exécution se dérouler dans l’indifférence générale, tristement, sur une machine déjà quelque peu détériorée… : eh bien, si l’on fait la somme de tout cela – pense le commandant –, ne serait-il pas fort possible que vous n’approuviez pas mon procédé ? Et si vous ne l’approuvez pas – je parle toujours dans l’esprit du commandant –, vous ne manquerez pas de le dire, car enfin vous vous fiez à vos convictions maintes fois confirmées. Il est vrai que vous avez vu et appris à respecter bien des singularités chez bien des peuples, aussi ne vous prononcerez-vous sans doute pas avec toute l’énergie que vous y auriez peut-être mise dans votre pays. Mais le commandant n’en demande pas tant. Un mot en passant, simplement imprudent, lui suffit. Il n’est nullement nécessaire que ce mot corresponde à votre conviction, pourvu qu’il ait seulement l’air d’aller dans le sens de ce qu’il souhaite. Il vous pressera des questions les plus perfides, j’en suis certain. Et ses dames seront là assises en cercle et dresseront l’oreille ; vous direz par exemple : « Chez nous, la procédure est différente », ou bien « Chez nous, on interroge l’accusé avant de prononcer la sentence », ou bien « Chez nous, le condamné a connaissance du verdict », ou bien « Chez nous, il existe encore d’autres peines que la peine de mort », ou bien « Chez nous, il n’y a eu des tortures qu’au Moyen Âge ». Autant de propos qui sont tout aussi pertinents qu’ils vous semblent naturels, des propos anodins, qui ne touchent pas mon procédé. Seulement, comment seront-ils pris par le commandant ? Je le vois d’ici, ce bon commandant, je le vois repousser aussitôt sa chaise et se précipiter sur le balcon, je vois le flot de ses dames qui le suivent, j’entends sa voix – ces dames la qualifient de tonitruante –, et le voilà qui parle : « Un grand spécialiste occidental, chargé d’examiner les procédures judiciaires dans tous les pays, vient de déclarer que notre façon de procéder selon l’usage ancien est inhumaine. Après ce jugement porté par une telle personnalité, il ne m’est naturellement plus possible de tolérer un tel procédé. À compter de ce jour, donc, je décrète…, etc. » Vous voulez intervenir, vous n’avez pas dit ce qu’il proclame, vous n’avez pas qualifié mon procédé d’inhumain, au contraire, votre intuition profonde vous le fait considérer comme le plus humain et le plus humanitaire qui soit, vous admirez d’ailleurs cette machinerie…, mais c’est trop tard ; vous ne parvenez pas sur le balcon, déjà tout plein de dames ; vous voulez attirer l’attention ; vous voulez crier ; mais une main de dame vous ferme la bouche…, et me voilà perdu, comme est perdue l’œuvre de l’ancien commandant.
Le voyageur dut réprimer un sourire ; elle était donc si simple, la tâche qu’il avait crue si difficile.

Commentaire : Ce n'est pas une nouvelle qu'il est indispensable de lire dans sa vie mais elle a le mérite d'interroger sur la justice arbitraire, l'humain/l'inhumain, la question de l'intervention ou de la non-intervention en matière de Droits de l'Homme dans les pays étrangers. Le héros de la nouvelle n'est toutefois pas vraiment en difficulté dans cette histoire et c'est sans doute la raison pour laquelle le récit n'est pas palpitant. 

D'un point de vue pédagogique, on pourrait faire inventer la suite à des élèves de troisième (dans le cadre de la séquence Agir sur le monde : Individu et Pouvoir) après la supplication de l'officier au voyageur, p. 35 :

L’officier comprenait-il déjà ? Non, il ne comprenait pas encore. Il secoua énergiquement la tête, jeta un bref coup d’œil en arrière vers le condamné et le soldat, qui sursautèrent et s’écartèrent du riz, s’approcha tout près du voyageur et, sans le regarder en face mais en fixant un endroit quelconque de sa veste, dit à voix plus basse qu’auparavant :
– Vous ne connaissez pas le commandant ; face à lui et à nous tous, vous avez – pardonnez l’expression – quelque chose d’inoffensif ; votre influence, croyez-moi, est immense. J’ai été ravi d’apprendre que vous seul assisteriez à l’exécution. Le commandant entendait me porter tort en prenant cette disposition, mais à présent je la retourne à mon avantage. À l’abri des insinuations perfides et des regards condescendants – que vous n’auriez pu manquer de subir s’il y avait eu plus de monde à l’exécution –, vous avez écouté mes explications et vu la machine, et vous voilà sur le point d’assister à l’exécution. Votre jugement est sûrement déjà arrêté ; au cas où subsisteraient de petites incertitudes, la vue de l’exécution les balaiera. Et maintenant je vous adresse cette prière : aidez-moi, face au commandant !


Pour mémo : nouvelle lue chez ma sœur à Orléans, le vendredi et le samedi 7 et 8 avril 2017 lors de la visite de ma mère.

dimanche 2 avril 2017

RUNNING : J'AI TESTE LES ENTRAINEMENTS GRATUITS D'ADIDAS/NIKE/SPARTAN EN 2017.

Dans l'ordre chronologique des tests.

Adidas : "Adidas Runners".
Histoire : Depuis 2012 d'après mes sources, je n'ai pas vérifié.
Lieu : Par quartier parisien. Heure : 19h45. Durée : 1h30-2h.
Fréquence : Course hebdomadaire mais des sessions en plus dans des stades selon les quartiers le lundi ("fractionné" ou "boost camp" par exemple) et en piscine le dimanche.  
L'encadrement : Plusieurs encadrants professionnels ou amateurs, 1 principal devant et 1 ou 2 derrière pour fermer le groupe (personne ne court tout seul).
Niveau : Niveau intermédiaire à avancé. Très peu de débutants dans mon quartier en tout cas. 
Groupes :  par distance et par vitesse. (7/10/12 ou plus/20 km). Chaque groupe varie entre une dizaine et une vingtaine de personnes selon le soir.
Ambiance : conviviale. QG dans un bar où on peut laisser ses affaires.
Bonus : Tee-shirt technique par quartier avec un animal totem en blanc sur fond noir, très sympa. 
Groupe sur Facebook : "Adidas Runners + nom de votre quartier".

Nike, "Le Nike + Run Club" : 
Histoire : Depuis 2012 aussi je crois.
Lieu : les gens devaient se rendre à un Nike Store comme lieu de départ. Depuis 2017, le "Nike Van" se déplace où les gens courent, comme les Buttes-Chaumont par exemple. 
Fréquence : aucune idée. Heure : plusieurs sessions.  Réservation par internet. Durée : 1 heure 15.
Encadrement : Trois coachs professionnels supervisés par un animateur principal. On peut abandonner sans que personne ne s'en aperçoive mais il est plus poli de prévenir évidemment.
Groupes : trois. 1) le Speed run (fractionné), 2) le Distance run (course à pied de 7 km) et 3) le Run and Train (exercices cardio et musculaires). Chaque groupe est constitué d'une vingtaine de personnes.
Niveau : intermédiaire à avancé, très peu de débutants.
Ambiance : Ambiance "Je m'habille en Nike de la tête aux pieds" mais les gens sont très sympa quand même.
Bonus :  Ravitaillement offert à la fin de la séance (thé, café, barre de céréales Balisto, fruits) et possibilité de faire sa séance avec les dernières Nike à condition d'apporter une pièce d'identité. Le Nike Van possède des casiers privés et la décoration va jusqu'à de jolis pots de fleurs devant.

Spartan : les work outs de la "Spartan race" (entraînement à une course d'obstacles).
Histoire : Depuis 2012 d'après mes sources, je n'ai pas vérifié. 
Lieu :  Changeant. Heure : 10 heures. Réservation par internet. Limité à 200 places. Durée : 1h30.
Fréquence : aucune idée.
Encadrement :  une dizaine de coachs.
Groupes :  il n'y en a pas. On fait tout à 200 personnes en plein Paris et comme il y a une dizaine de coachs, ça marche !  Les Spartan work outs correspondent au "Run and Train" de Nike ou au "Boost Camp" de Jaurès en stade : ce sont des exercices cardio-vasculaires intenses.
Niveau : intermédiaire à avancé, très peu de débutants mais heureusement, on en trouve sur 200.
Ambiance : Secte sportive de personnes subissant apparemment beaucoup de pression au travail et devant évacuer le stress sous forme d'activité intense. Le coach  animateur principal : "Quel est votre métier ?", tout le monde : "Aoum ! Aoum ! Aoum !". Je ne vois pas trop la différence avec le grand méchant 2017 de The Walking dead : Négan : "Qui es-tu ?" Tous : "Je suis Negan !". Je croyais être stressé par le travail mais en fait, je n'en suis pas à ce stade de désespoir, LOL.
Blague à part, les gens sont vraiment très sympa aussi !
Bonus : un tee-shirt blanc -hélas en coton- offert.

Conclusion : je préfère de loin les entraînements organisés par Adidas mais j'ai vraiment besoin de renforcement musculaire et d'exercices cardio or ça ne tombe pas sur le bon jour pour moi donc grâce à Nike et la Spartan, j'ai pu en faire et comprendre que tant que je continuerai de fumer, je ne peux rien espérer et resterai une ÉTERNELLE débutante.  Ce sera mon objectif 2018.

dimanche 26 mars 2017

RUNNING/MARS : LA SOLIRUN, 6ème édition, 2017, Paris le 26/03

Temps : 1h 05 mn et 41 s.

Cause : 2 logements à Malakoff pour les sans-abris.

Prix : 19 euros + 1,50 de Top Chrono = 20,50.

Lieu : Bois de Boulogne.

Organisateur : Rotary Club.

Cadeau : un t-shirt technique (orange).

Retenir : que le métro Ranelagh est le plus pratique pour moi et qu'il faut 20 mn de marche pour accéder au village.

Calendrier : 3ème course 2017.

Total budget courses mars 2017 : 40 euros (environ).  
Total : 55 euros.

dimanche 12 mars 2017

RUNNING/MARS : 10KM DU LIONS CLUB A RUEIL-MALMAISON, 8ème édition, 2017.

Date : Dimanche 12 mars 2017, 8ème édition, 2017.

Calendrier : 2ème course de l'année 2017.

Tarif : 14 euros (mais par courrier).

Inscription : par COURRIER possible !

Cause : le coureur a le choix de ne pas avoir de t-shirt de la course et ainsi reverser 5 euros à une cause parmi trois. J'ai choisi Alzheimer, la maladie qui me touche le plus.

Temps : 1h et 9mn (officiel), 1h 7mn et 57 centièmes (réel), 93 personnes derrière moi (pour une fois).

Parcours : magnifiques berges de Seine et à travers la ville. En orange pour le 10km, en bleu pour le semi-marathon.

Cadeau : aucun du coup puisque pas de t-shirt.

Ravitaillement : un sandwich Daunat à la fin de la course : poulet ou jambon/emmenthal...

Budget courses jusqu'à présent : 15 + 14 = 19 euros.

A refaire : OUI, pour la bonne cause.

mardi 7 mars 2017

Conférence « L’art urbain et le droit » au Pavillon Carré de Baudoin, le mardi 7 mars 2017, 19-20h.




Par Emmanuel Moine, avocat spécialisé dans le droit pénal des affaires et de la propriété intellectuelle.

Il a rencontré ce thème en tant que simple citoyen de Paris, à la fin des années 80 et au début des années 90. À cette époque, les graffitis étaient partout. Selon Emmanuel Moine, ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui, la politique d’effacement (il préfère ce terme à celui de « nettoyage ») de la Mairie de Paris étant selon lui très efficace.

Un jour, vient chez un individu « la volonté d’écrire quelque chose sur un mur ». On ne peut donc pas vraiment savoir où est né le phénomène mais deux villes se disputent son essor dans les années 60 : New-York et Philadelphie. Une des villes les plus célèbres aujourd’hui en matière d’art urbain est Sao Paulo au Brésil où une calligraphie spéciale est utilisée sur les murs, inspirée du Heavy metal américain des années 70-80.

Ce qui le dérange le plus, c’est qu’on regroupe des formes d’art différentes derrière une catégorie marketing très vendeuse : « le Street art ». Ainsi, certains artistes n’ayant jamais pris de risques pour s’exprimer dans la rue font des expositions et vendent leurs œuvres derrière ce nom.

En France, le phénomène est devenu médiatique dans les années 80 avec « le procès de Versailles » : des policiers cherchaient des stupéfiants dans une cave et ont découvert des recueils de photos de graffitis sur des lieux publics tels que des rames de métro, des gares SNCF, des murs publics. Cette affaire a mobilisé des dizaines de policiers, plusieurs juges d’instruction, incriminé une soixantaine d’artistes et a duré une dizaine d’années. Au final, le tribunal correctionnel de Versailles en a fait un non-évènement. Au lieu des 100.000 euros réclamés par les victimes dont la Mairie de Paris, les artistes ont reçu chacun une amende de 750 euros qu’ils n’ont pas été obligés de payer par ailleurs, leur crime n’ayant pas été jugé aussi grave que cela.

Depuis 1994, écrire sans autorisation sur un mur est un délit inscrit dans le droit pénal. La peine dépend du « dommage » sur le support : si on peut l’effacer, c’est une amende et si on ne peut pas l’effacer, c’est un risque prison ferme avec une amende qui va de nos jours de 20.000 euros à 80.000 euros, ce qui n’a plus rien à voir avec les 750 euros du procès de Versailles.

Le problème actuel en matière de droit et art urbain, c’est que toutes les jurisprudences ne se ressemblent pas, c’est-à-dire les jugements rendus par les tribunaux par rapport à une situation donnée. « Il n’y a pas de regard unique sur le problème » et c’est précisément le problème.

Les preuves sont souvent des photos des œuvres des artistes qui ont été obtenues en fouillant et en confisquant leurs ordinateurs : parfois ces photos sont rendues mais elles sont la plupart du temps systématiquement effacées. Plus le nombre de photos est important, plus le chef d’inculpation est lourd.

Récemment en France, des artistes ont été poursuivis pour avoir fait des tags dans un cimetière de train pour le clip d’un DJ français célèbre. On leur réclame 29.000 euros de dommages et intérêts alors que les trains ne fonctionnent plus et sont démantelés.

Emmanuel Moine insiste pour dire qu’il ne remet absolument pas en question le droit pénal mais la façon dont le droit est appliqué. Les artistes eux-mêmes ne veulent pas que leurs actes soient légaux : l’illégalité est consubstantielle à leur art qui n’aurait pas de sens autrement. D’autres ne se revendiquent absolument pas artistes et assument leur pur vandalisme.

Tout se complique avec le droit de propriété intellectuelle.
En effet, quand bien même un artiste a créé son œuvre dans l’illégalité, on n’a pas le droit de la lui voler pour autant. « C’est toute la dichotomie du sujet ».

Par exemple, un artiste urbain a par exemple retrouvé son œuvre issue de la rue imprimé sur un tee-shirt vendu dans les 30.000 points de vente d’une marque connue de prêt-à-porter. Il y a eu finalement un non-lieu car la société de prêt-à-porter a reversé une somme très importante d’argent à l’artiste pour le préjudice.

                Un autre a dû faire son procès en Chine –pays de la contrefaçon donc lol- et l’autorité administrative chinoise a condamné les gens qui lui avaient volé son œuvre, issue elle aussi de la rue, à 10.000 euros.

                La bascule du phénomène a eu lieu avec un artiste britannique nommé Banksy dont les œuvres qui ne valaient que 3000 livres sterling hier valent 300.000 livres sterling aujourd’hui. A Bristol, la mairie voulait enlever son œuvre réalisée sur le mur d’un hôpital, les citoyens se sont mobilisés, ils ont fait un vote et l’œuvre est restée grâce à 93% de voix pour. La photo de l’œuvre est dans l’article ci-dessous :
Il vient d’ouvrir un hôtel « dystopique » à Bethléem en Cisjordanie hier, le 6 mars 2017 : http://time.com/4690180/banksy-walled-off-hotel-bethlehem/
Le site pour réserver une chambre à partir du 11 mars 2017 : http://www.banksy.co.uk/bookings.html
Page biographique Wikipédia de Banksy, un artiste visiblement engagé à travers ses œuvres :
Le site d’un fan en français : http://www.banksy-art.com/artiste-engage.html

                En France, un artiste s’est fait voler une céramique collée sur un mur qui vaut très cher aujourd’hui. Je ne sais pas de quel artiste il s’agit : Space Invader ? Aidez-moi.
               
                L’avocat Emmanuel Moine, ne fait aucune différence légale entre un tag que les gens peu informés trouvent moche et un dessin plus élaboré, une fresque murale. Qu’est-ce qu’une œuvre ?  « Une empreinte de la personnalité de son auteur ». Or qu’est-ce qu’il y a de plus empreint de personnalité qu’une signature ? Donc un tag est une œuvre, CQFD. L’homme derrière l’avocat est très sensible aux tags : il en faisait des photos dans sa jeunesse, a participé à l’un des premiers magazines sur le graffiti en France et continue de prendre des photos de graffitis dont il en a fait des expositions.

                Autre affaire médiatique : une exposition à Bologne de l’artiste italien bolonais « Blu ». En effet, on lui a volé ses œuvres sous prétexte de les protéger, sans son autorisation…Il a donc réagi en effaçant toutes ses œuvres dans sa ville natale.

                Pendant ce temps, un artiste américain de Chicago a fait six mois de prison ferme en Australie : Jim Clay Harper et Danielle Bremner aka Ether and Utah, les « Bonnie and Clyde » du graffiti. Bremner et Nokier, un ami artiste australien du couple ont échappé à la police.
LEUR SITE : http://utahether.com/
               
En France, nous semblons assez incultes sur la question. François Chastanet a participé à faire connaître l’art urbain au Brésil avec son livre : Pixacao : Sao Paolo signature.

                Emmanuel Moine conclut en nous incitant à visiter Athènes, une ville qui autorise les tags, sans doute parce qu’elle n’a pas les moyens de les effacer mais où s’expriment donc beaucoup de gens.
               
                Une dame monopolisant la parole au moment de l’échange parce que très affectée par la disparition d’un tag près du Père Lachaise « La précarité n’est pas un métier », je suis partie d’agacement (je trouve ce slogan super moi aussi mais je ne supporte pas les gens qui ne respectent pas les autres), je le regrette maintenant mais j’avais faim par ailleurs, il était près de 21 heures.

SITOGRAPHIE SOMMAIRE :
http://www.lemonde.fr/arts/article/2015/04/16/les-street-artistes-francais-tentent-de-s-opposer-au-vol-de-leurs-uvres_4617345_1655012.html